Les talents des membres de l'ACAS
Jeunesse,
Jeunesse de ma jeunesse.
Toi jeunesse de mon pays,
Jeunesse de mon peuple,
Toi jeunesse de mon continent.
Je te vois toute triste assise sur le désespoir.
Comme si tu avais déjà fini de compter tes jours.
Comme si tu te disais que demain c’est ta mort.
Pourquoi ?
Pourquoi es-tu si triste ?
Pourquoi ?
Pourquoi as-tu perdu tout espoir, jeunesse ?
Pourquoi ?
Pourquoi as-tu oublié tes valeurs, toi jeunesse ?
Pouquoi ?
Pourquoi as tu préféré le désespoir que l’espoir ?
Non, jeunese.
Ne te trompe pas. Sois encore en vie.
Non, jeunesse ne te brûle pas, sois encore en vie.
Non, jeunesse ne te pends pas. Sois encore en vie.
Non, jeunesse, ne t’alarme pas, sois encore en vie.
Oui, sois encore en vie.
Comme moi vieillesse je vis.
Malgré les peurs, les calamités, la famine, je vis.
Oh, pauvre de toi jeunesse, ne t’alarme pas.
Prends courage comme Lumumba.
Prends courage comme Mandela.
Prends courage comme Luther King.
Prends courage comme Nkouame Nkrouma.
Prends courage.
C’est la révolution.
La révolution des pensées.
Celle des cerveaux juvenils.
C’est la révolution.
P.LOKO
Quand sonne la trompette
Quand sonne la trompette de la victoire, réjouis-toi pauvre jeunesse
Partout sur ton chemin de l’exil, respecte le vieux par droit de naisse
Cela est un commandement pour qu’un jour â la lumière tu renaisses
Car la vie qui parait belle et agréable n'a rien de mieux que la tendresse
Tu as, dans ton cœur et sur tes lèvres, les plus grandes des envies
Qui jamais, ou si non presque, ne se réaliseront si tu ne restes en vie
Retiens ton souffle, dans l’espoir, et un jour tu seras dans les parvis
Un jour dans ta gaieté et dans ta joie, j’aurai le droit d’être enfin ravi
De joie, je volerai sur terre, comme volent dans le ciel, des oiseaux
Mes mâchoires, bien tendres, feront un grand mouvement, en ciseaux
Ou encore, plus fort que cela, elles le feront bien comme en pinceaux
Cela sera comme le jour du premier vol, des joyeux petits oiseaux
Que ta vie, dans sa belle et agréable beauté paraisse comme un mot
Je fêterai pour elle comme, jadis les prêtres, â la messe des rameaux
Et de ta vie je chasserai comme par un grain d’espoir tous les maux
Pour enfin remettre, de toute urgence, ta vie, dans ses airs normaux
Jeunesse, j’attends dans l’impatience grandissime, donc, ta victoire
Comme les grands étudiants, pour un examen, attendent la date butoir
Et on dira, avec un cœur plein d’espoir et de courage, fini l’abattoir
On boira, déjà ivres et déjà perdus dans la joie, jusqu’au comptoir
Quand un jour, jeunesse, tu sorts de ta grande et mauvaise Tristesse
Cela, pour moi et pour toi, sera une grande et considérable richesse
Et nous danserons tous jusqu’à la plus grandissime de la tendresse
La fête commencera comme pour annoncer l’arrivée de la duchesse
Jeunesse, on dira bientôt dans notre grande conscience, tu es enfin libre
On dira bientôt, dans nos dires profonds, jeunesse de ton énergie vibre
On dira bientôt, comme pour un petit conseil, ne sois plus une fibre
On dira bientôt, avec notre cœur bien ouvert et serein, tu es un calibre
Souviens-toi que le courage est une arme de bataillon dont tu te prives
Saisis-le fermement dans tes bras pour éviter sur ton chemin la dérive
Car pour ce grand voyage de la tristesse à la joie il faut que tu arrives
Quelque soit les embûches que tu trouveras, de l’autre côté de la rive
Je t’y attendrai tendrement dans ma tendre tendresse d’autrefois
Je t’y entendrai profondément dans mon cœur de toutes les fois
Ma prière pour toi, par jour dépassera le seuil de mille fois
Alors que dans ma joie de ton ascension je serai dans la foi
Patrick LOKO
La vie
Combien de temps devrais-je encore attendre ?
Dans cette vie qui m’a jamais été tendre ?
Quand tous les espoirs sont toujours avides
Tous les projets d’espoir toujours arides.
Quand la vie me tient toujours sans tendresse ?
Fait de moi un voyageur sans adresse
Apprends à oublier cette mauvaise pierre
Qui roule tous les jours sans faire une carrière
Et j’apprendrai à te suivre jusqu’au bout
Me tenant toujours devant toi debout
De sorte que jamais tu ne me battes
Comme souvent le chat le fait à la ratte
Quand la vie, tu feras de mon bonheur
Je te proclamerai, ferai ton honneur
Viens et écoute ma plus belle mélodie
Faite dans une musique de vieille parodie
Dans cette belle et vieille ville bleue d’Angleterre
Cette partie paradisiaque de la terre
Viens et regarde ce beau et triste visage
Dans un nouveau et joli paysage
Qui très souvent ressemble à un drapeau
Qui flotte comme pour faire une belle nouvelle peau
Pour me laisser une chance de rester vif
Pourtant l’espoir est toujours inactif
Vie, tu m’as choisis un vilain tombeau
Tu veux que mes jours ne soient jamais beaux
Laisse-moi mourir calmement en sandales
Et laisse mon tombeau ouvert et sans dalle
Pour que comme victime je vienne t’envouter
Pour te gouter et te cassse-croûter
Si tu savais que sans moi tu n’es rien
Tu m’aurais pris pour un ami des siens
Ensemble nous formerions une belle équipe
Tu as préféré cette fumée de pipe
Je te laisse avec ta vie, car tu es vie
Mais sache le que même dans ma mort je vis.
Patrick LOKO
18 Mars 2006